Thème: Séance du Gouvernement du 05.01.2011
Déclarations de presse du Premier ministre Emil Boc et du Président Traian Basescu au commencement de la séance du Gouvernement
M. Emil Boc: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, soyez les bienvenus. Bonne et heureuse Nouvelle Année ! Ayons tous part d`une année meilleure, avec des accomplissements professionnels et personnels !
Monsieur le Président, j`ai saisi l`occasion de cette première séance du Gouvernement et de l`ordre du jour de la séance pour vous inviter participer à notre réunion, compte tenu du fait qu`à l`ordre du jour il y a quelques thèmes qui tiennent de la compétence partagée Présidence – Gouvernement, je me réfère à l`Accord international avec la Commission européenne, le FMI et la Banque mondiale ou au stade de l`adhésion de la Roumanie à l`Espace Schengen, ainsi que quelques thèmes concernant le partenariat Gouvernement – Président, de la réforme de l`Etat, respectivement, la poursuite de la réforme de l`Etat en 2011, par la consolidation des réformes que nous avons faites ensemble et par l`établissement des priorités législatives à mettre en œuvre dans les domaines de la législation du travail, de la santé, de la décentralisation, du processus de réforme de l`Etat.
Je salue, moi aussi la promulgation de la Loi de l`Education nationale, une loi qui conduira au saut définitif de la médiocrité la compétence dans l`enseignement et met fin à un combat de presque deux ans, un combat durant plusieurs années même, si l`on tient compte aussi du Partenariat pour l`éducation que vous avez constitué avec l`appui de tous les partis politiques, ouvrant la voie à la consolidation de l`enseignement roumain. Compte tenu de tous ces considérations, je vous invite, Monsieur le Président, d`adresser à mes collègues le message que vous voulez transmettre.
M. Traian Băsescu: Je vous remercie, Monsieur le Premier ministre pour votre invitation. Les thèmes pour lesquelles j`ai été invité sont à mon attention et à l`attention de la Présidence comme institution. Dans le même temps, pour éviter les spéculations, je vais vous prier, Monsieur le Premier ministre, de permettre aux médias d`assister plus longtemps que d`ordinaire ici, éliminant ainsi tout doute genre « qu`est-ce que Président a pu bien discuter avec les ministres ? Qu`est-ce qu`ils ont encore préparé à notre encontre ou à d`autre personnes ? » Les thèmes sont transparentes, de l`intérêt public, donc, je ne vois pas pourquoi les médias ne pourraient pas rester là plus longtemps.
Je vais commencer par Schengen, thème préfigurant un échec et que j`estime en premier lieu mon échec personnel. Donc, je l`assume du point de vue politique. Je ne le fais pas aussi légèrement que je l`affirme. Dans le même temps, je ne peux pas ne pas maintenir mes déclarations antérieures, à savoir que la Roumanie a été discriminée de ce point de vue, parce que nous avons rempli les conditions techniques du Traité d`adhésion qui visaient notre entrée dans l`Espace Schengen. La position exprimée pour le moment seulement par les ministres de l`intérieur français et allemand ajoutent pratiquement des conditions supplémentaires pour notre accès à l`Espace Schengen, conditions qui n`ont pas été formulées par le Traité et dont nous n`avons pas été prévenus suffisamment de temps en avance, concernant ces conditions supplémentaires en liaison notamment avec le MCV.
Ce que j`estime plus grave est cette proposition de retard sine-die, sans aucune date précisée. Je vous confie que dans notre histoire il y a eu encore des situations où certains représentants de la Roumanie étaient appelés dans une certaine capitale où ils devaient attendre quelques jours avant d`être invités aux discussions. La Roumanie s`est fixé elle-même un terme pour son entrée dans l`espace Schengen, elle a respecté les obligations imposées, du point de vue des conditions d`entrée dans l`Espace Schengen et il nous reste à voir quelles en seront les suites futures. De toute façon, pour ce qui me concerne, c`est aussi appel que je vous lance, nous ne renoncerons pas au terme fixé par la Roumanie – les mois d`avril – mai 2011, jusqu`au dernier moment. Nous avons l`obligation de nous battre pour faire respecter notre droit, un droit que nous avons acquis en accomplissant les conditions d`accès à l`Espace Schengen. Je vous propose d`avoir une approche commune. En premier lieu, je vous propose de ne pas faire : la Roumanie ne peut pas dénoncer le Mécanisme de coopération et de vérification. Elle ne peut non plus poser des conditions ou ce n`est pas habitude dans notre politique externe, elle peut le faire, mais ca ne tient pas de notre politique, parce que nous ferions exactement ce qu`il nous arrive à nous maintenant. Nous n`envisageons pas dans notre politique de bloquer l`accès de la Croatie. Au contraire, notre politique externe, depuis quelques années soutient sans réserves que les Etats des Balkans de l`ouest doivent devenir membres de l`OTAN et membres de l`UE. Par ailleurs, j`ai remarqué certaines réactions parmi les parlementaires concernant la proposition que l`Allemagne ait 99 parlementaires, au lieu de 96. Compte tenu du fait qu`actuellement sont représentés tous les partis politiques de la coalition au sommet, je recommanderais de na pas faire cela.
Par ailleurs, toujours au sujet de Schengen, je pense que nous devons tenir compte d`encore un aspect : la manière dont l`intervention a été faite. C`est une peu en dehors de la règle, parce que les deux ministres, français et allemand, se sont adressés à la Commission européenne, or la CE n`a pas d`attribution concernant l`entrée d`un Etat dans l`Espace Schengen. Cela concerne le Conseil JAI, conseil qui, selon les règles de son fonctionnement, doit avoir l`unanimité concernant l`entrée d`un Etat dans l`Espace Schengen et, s`il n`y a pas ce consensus, l`Etat respectif ne peut pas y entrer, même si ce n`est qu`un seul Etat qui s`y oppose. Par conséquent, le problème est d`ordre politique.
Je tiens à remercier le Ministère de l`Intérieur pour la justesse dont a accompli toutes les conditions techniques et je n`ai rein à lui reprocher en la matière. Mais il y a la responsabilité politique que j`assume, en tant que chef de l`Etat, de demander, comme j`ai fait aussi aujourd`hui au CSM, l`accomplissement des conditions par chaque segment concerné. De ce point de vue, je pense qu`à la majorité parlementaire, à la majorité gouvernementale, incombe la responsabilité de résoudre les problèmes en liaison avec l`accès à la justice de ceux sur lesquels plane le point d`interrogation.
Il y a encore au Parlement des dossiers – le cas Ridzi n`est pas de nature à aider, au contraire, à nuire, tant à Mme Ridzi, qu`à la Roumanie. Et il y a encore des dossiers que j`espère qu`au commencement de la session parlementaire recevront l`avis favorable, parce qu`il ne s`agit de rien d`autre que de la présentation des parlementaires respectifs devant le procureur ou e juge et non pas de leur jugement par le Parlement. Dans le même temps, comme on ne fixe pas un terme, il faudra, d`une part, nous battre jusqu`au dernier moment, nous battre politiquement, non pas en jetant des pierres, mais force est d`avoir en vue que cette année nous avons dans le budget 271 millions d`euros pour la continuation des programmes de sécurisation des frontières, pour l`acquisition de biens augmentant la mobilité de la Police des frontières, de la douane. Je pense que nous devrions apprécier avec réticence le mode de dépenser ces 271 millions d`euros, qui peuvent être dirigés aussi vers des PME et pas nécessairement vers EADS, afin de stimuler l`activité des PME, au lieu de dépenser sans savoir quand la Roumanie sera admise à l`Espace Schengen.
Non pas en dernier lieu, je me permettrais, toujours au sujet de l`accès à l`Espace Schengen, d`attirer l`attention sur la validité, la célérité et la légalité des enchères sur les projets financés de l`argent européen. J`évoque cela parce que, vous vous rappelez, le rapport de pays sur le MCV introduisait déjà quelques directions reliant l`accès au Schengen aux enchères, aux acquisitions publiques, à la lutte anticorruption et au fonctionnement de la justice. Il est clair que cet aspect aussi est soulevé, d`une façon ou d`une autre, concernant l`entrée dans l`Espace Schengen. Et même si c`est un aspect supplémentaire, il nous faut en tenir compte. Et, à ce moment-là, je vous attirerais l`attention sur le mode du déroulement des enchères, aspect au sujet duquel je voudrais mentionner encore quelque chose. La Roumanie a attiré jusqu`à maintenant 261 millions d`euros, selon le dernier rapport, celui de décembre. Probablement que ces sommes sont un peu différentes à la fin de 2010, compte tenu du fait que l`on a effectué des payements les dernières semaines, même dans ces conditions il est difficile de comprendre pourquoi cette approche concernant les enchères sur les projets financés par des fonds européens, lorsque la Roumanie a dépensé une somme tellement réduite de l`argent européen. On peut en faire nombre de spéculations, je ne vais pas m`y pencher. En conclusion, je focaliserais notre effort sur ce que nous avons à faire et non pas sur ce que nous pouvons faire aux autres. Ni le MCV, ni l`accès de la Croatie, ni la question des euro-parlementaires allemands ne constituent pas de levier nous aidant é résoudre notre problème Schengen.
je passerais à une dernière phrase concernant Schengen. Ce problème se pose chez nous et dans les relations politiques, la solidarité européenne et le respect de notre Traité d`adhésion qui est un acquis pour tous les Etats de l`UE, non seulement pour la Roumanie. Il nous faudra éclaircir pourquoi une décision politique est en contradiction avec notre Traité d`adhésion. Je répète, j`assume le côté politique, aux côtés d`autres facteurs politiques, j`en suis le principal responsable politique, mais la partie technique incombe à la justice, au Parlement qui doit témoigner de notre détermination dans la lutte anticorruption.
Au sujet du FMI, je ne sais pas quelle sera finalement l`approche du Gouvernement, mon approche est qu`il faudra continuer avec le FMI, sans emprunter de l`argent encore du Fonds. Si nous parvenons à la conclusion qu`il est convenable de`emprunter de l`argent, afin de ne plus absorber de l`argent du marché, pour le laisser à la disposition des crédits pour les firmes roumaines, nous pouvons, éventuellement, emprunter à l`UE, qui a un fonds constitué pour les Etats qui ne sont pas encore dans la zone euro. Donc, mon point de vue est qu`il faudra continuer avec un precautionary agreement avec le FMI, la Banque mondiale et l`UE, dont l`objectif soit la consolidation fiscale. Cet objectif devra devenir l`objectif majeur du prochain accord. Et nous avons des éléments qui nous donnent satisfaction, après cette année très difficile. Le déficit externe a diminué d`une manière consistante, actuellement il est de 4,5%, or au commencement de notre gouvernance il était de 13%., le déficit de compte courant. Par ailleurs, le déficit budgétaire également a diminué d`une manière consistante. Ce que devons continuer à faire est la consolidation fiscale et, implicitement, la crédibilisation de la Roumanie, lors d`une éventuel accord avec le Fonds, mais, naturellement, c`est à vous de décider combien devra être étendu l`accord avec le FMI, nous devrons viser la simplification de la fiscalité – ce qui a été commencé déjà cette année et qui sera, j`espère, continué, la santé, qui ne peut pas s`arrêter à la simple décentralisation, il nous faudra rendre efficace les coûts par la fermeture des hôpitaux inutiles, en faire fusionner d`autres, par des projets pilot où les médecins soient en contact avec l`hôpital et non pas des employés de l`Etat. Et là, nous apportons une contribution importante : la réduction du nombre des salariés de l`Etat par la privatisation de l`assistance au niveau de médecins dans les hôpitaux, à base de contrat, tout comme sera le cas des professeurs de écoles, seulement les personnels au niveau moyen restant comme personnels de l`hôpital, tandis que les médecins viennent, fournissent leur service, étant payés suivant leur temps de travail. Je pense que nous devons introduire ce projet pilote dès cette année et l`assumer dans l`accord avec le FMI. Cet accord devra aussi avoir obligatoirement comme objectif l`absorption des fonds européens et là, nous discutons de problème du déficit, d`une part, et de la capacité administrative que nous pouvons agrandir avec assistance de la part de l`UE, de la Banque européenne d`investissements, à l`intérieur de cet accord avec le Fonds, l`UE et la Banque mondiale.
Enfin, la réforme du travail. Je pense que nous devons nous l`assumer. Si l`on pouvait y faire des pas dès le mois de janvier ce serait très bien, mais la réforme du marché du travail devra être faite et je vous présenterai un argument que nombre d`entre vous connaissez, le Ministère du Travail le connait certainement : nous avons 4,4 millions de salariés enregistrés officiellement et 1,68 millions travaillant au noir. On ne peut plus tolérer cette situation, à cause d`un aspect élémentaire. Nous soutenons avoir soin en premier lieu notamment de ceux qui travaillent. Ceux qui travaillent au noir ne bénéficient ni du payement de la contribution pour la retraite de la part des employeurs, ni du payement de la contribution aux assurances maladie. Donc, ces personnes sont tout simplement délaissées. C`est à nous de trouver des formules pour faire sortir au grand jour le travail au noir, qui nuit beaucoup aux gens, non seulement au budget. Mais les gens n`ont pas payé les contributions pour la retraite, la santé et les autres découlant de la qualité embauché. Je pense que ce serait quelques piliers sur lesquels nous pourrions placer un nouvel accord avec le FMI, dont nous avons besoin y compris pour consolider notre crédibilité.
Je veux vous dire encore une chose. J`entendais dire et je profite d`être là, où il y a tant de chaines de télévision, j`espère bien que les ministres ne tomberont pas dans le piège d`une histoire genre « allons emprunter de l`argent é la Chine ». Certainement, la Chine est l`un de nos grands amis, mais j`avais entendu dire cette idée surprenante concernant "precautionary agreement" avec la Chine. Mais, chers amis, lorsqu`on conclut un "precautionary agreement" on pose certaines conditions. Où veut-on reculer ? Je pense qu`il faut faire preuve au moins d`intelligence ! Mais je vais vous (...) – s`il y a en a encore qui ont des doutes et veut un "precautionary agreement " avec la Chine, je vous présente l`argument que la Roumanie n`a pas besoin d`argent. Si je me trompe, M. le ministre Ialomiteanu peut me corriger : à l`heure actuelle sont neutralisés, je répète, neutralisés, 4,1 milliards d`euros, des crédits engagés à la BEI, à la BERD, à la BIRD et à la BDC, les quatre banques qui financent des gouvernements. Bonnes gens, nous avons de l`argent! Nous manquons de vitesse dans l`implantation des projets, pour ne pas mentionner aussi encore 30 milliards d`euros, crédits non remboursables de la part de l`UE. Donc, la Roumanie n`a pas aucun problème concernant l`argent. Si nous avions un problème maintenant c`est pour faire les payements courants. C`est pour cela que nous empruntons de l`argent pour les salaires, dépenses sociales, mais de l`argent pour les investissements, nous en avons, des milliards. Et là je puis vous dire en toute sincérité qu`on ne peut plus tolérée la non utilisation de l`argent. Et, comme nous venons de la Justice, M. le ministre Predoiu, sur les 110 millions pris il y a cinq à six ans, il n`y a que 9 millions qui ont été utilisés et les gens de la Justice se plaignent du manque d`instances, du manque d`immeubles ou de je ne sais pas quoi encore. Je vous demande de prêter extrêmement attention à utiliser l`argent contracté. Pour une grande partie des 4,1 milliards nous payons déjà des pénalités pour des retards, de non utilisation. Comprenez bien tout cela ! Jusqu`à maintenant un ministre qui n`a rien fait n`a pas eu de problèmes. Lorsqu`un ministre entreprend quelque chose il est toujours sujets à tous les attaques. Chers collègues, Mesdames et Messieurs les ministres, je vous prie de vous faire attaquer pour avoir organisé des enchères et utilisez cet argent. Cela ne peut plus durer ! Cela ne peut plus durer ! Nous avons 4,1 milliards d`euros engagés et nous ne les dépensons pas !
Et, lors des négociations avec le FMI, il faudra être bien clair que le déficit sera rediscuté s`il peut augmenter à cause des investissements, ce que nous avons convenu avec le Fonds. Donc, vous n`avez aucune justification à dire « nous avons un déficit limité ». Faites des projets ! Organisez des enchères pour eux, attribuez –les, payez l`avance et faites entamer les travaux. Voilà donc ce que j`avais à dire sur les deux sujets majeurs, Schengen et l`Accord avec le FMI. La conclusion de ce que je viens de dire concernant le fonds est que je soutiens un accord avec le FMI qui vise la consolidation fiscale, la simplification du système fiscal de Roumanie, l`utilisation des fonds de l``UE, la souplesse du marché de la main d`œuvre. Et, naturellement, je pense que nous ne parvenons pas, M. le ministre Vreme, à mettre l`informatisation dans l`accord avec le FMI, parce qu`elle devra se faire aussi pour les personnes physiques, non seulement pour les compagnies. Oui ? Mars, j`ai compris que mars c`est le terme. Sinon je vous prendrai pour toujours la carte de crédit. Nous avons un programme législatif. J`ai noté beaucoup d`aspects, je me rends compte qu`il me sera très difficile de faire le choix pour lequel vous soutenir. Naturellement, vous pouvez en avoir d`autres, la législation du travail, y compris celle concernant les patronats et les syndicats et tout ce qu`il y faut, mais j`y ferais une mention. Il y a une technique, genre « nous voulons discuter », je suis d`accord qu`il doit exister un dialogue avec les syndicats, avec les patronats, mais il doit être limité dans le temps. Il ne peut pas durer à l`infini. L`une des stratégies appliquées couramment par les syndicats pour bloquer une loi est « nous voulons discuter ». Et la concertation commence, on discute, on discute, jusqu`à ce que finalement, au bout de trois semaines on s`ennuie et ils disent « nous n`avons rien à discuter parce que personne ne veut rien » et ensuite on affirme « ils n`ont pas voulu que l`on discute la Loi ». La réalité c`est que dans la technique de la négociation il faut fixer un délai bien délimité pour discuter un projet de loi. Si l`on ne peut pas parvenir à une conclusion, cela signifie que les visions sont différentes. C`est le Gouvernement qui doit assumer la responsabilité pour la décision, parce que la responsabilité pour le pays incombe au Gouvernement lui-même.
Maintenant on a commencé les concertations sur le nouveau Code du travail. S`il n`y a pas d`ouverture pour résoudre le problème de 1,6 millions de gens qui travaillent au noir, le Gouvernement ne peut retarder à l`infini les conclusions. C`est pourquoi, je vous prie de convenir toujours des termes pour la fin des négociations. Il est normal d`avoir des concertations avec les partenaires sociaux, mais elles doivent se dérouler dans un certain intervalle de temps. Si la Loi de l`Education, qui a été dans le débat public quatre ans, avait fait encore l`objet de concertations, je vous assure quelle n`aurait pas apparu, ni la loi de la salarisation unique, ni celle des retraites. Donc, tous les partenaires sociaux doivent comprendre que les uns, comme les autres, nous avons un certain délai pour négocier, ce qui pourrait nous inciter à être plus constructifs. Je soutiens que nous ne nous arrêtions pas à la petite réforme faite dans la santé. Elle doit être continuée avec des fermetures d`hôpitaux, avec des fusions d`hôpitaux, avec l`introduction des standards de coût, avec un management privé et avec l`introduction des contrats entre les médecins et les hôpitaux. Tout comme feront les professeurs avec les écoles. Quant à l`Education, nous avons la Loi au Monitorul oficial. Je pense qu`il faut entreprendre déjà ce qui ne nécessite pas d`étapes. Par exemple, le transfert vers les administrations locales, la sélection des managers d`écoles et la préparation des enseignants pour l`année prochaine doit aller de l`avant. Ce ne sont que quelques exemples.
La réforme de la Constitution est un autre objectif que nous devons envisager. Le Gouvernement m`a transmis le projet de la Constitution. Je vous informe que je me limiterai strictement aux modifications imposées par le référendum et aux ajustements, là où le texte de la Constitution comporte des ambigüités. Je ne laisserai pas remettre au Parlement un projet de modification, de révision de la Constitution qui change l`essentiel du texte de la Constitution, que, personnellement, je considère bonne, ayant seulement les tares générées par certaines formulations qui ne sont pas claires et je pense qu`au-delà de proposer la révision en conformité avec le résultat du référendum, on devra proposer aussi certaines clarification de quelques articles de la Constitution.
A mes yeux, dans le processus de réforme de l`Etat, il faudrait prendre en compte aussi une possible réorganisation administrative, conduisant à une importante dé bureaucratisation, permettant des approches régionales dans les projets de développement. Je pense qu`un événement approche et il ne faudrait pas laisser faire les choses juste avant. Si, éventuellement, vous avez à faire des modifications à la Loi électorale, faite-le à temps et non pas durant la période juste avant l`événement, comme ce fut le cas dans la législature antérieure.
C`était les quelques aspects que je tenais à vous les communiquer. Je continue à vous assurer de mon plein soutien de partenariat avec le Gouvernement dans le processus de réforme de l`Etat.
j`ai encore une seule clarification à faire, suite à une déclaration, que les 2 – 3 années à suivre il nous faut arriver à environ 900.000 salariés ans le secteur public. Je pense que c`est une évaluation correcte, si l`on tient compte du fait que, d`une part, nous avons des segments de l`appareil budgétaire, tant au niveau central, qu`au niveau local, qui sont excessivement chargés. D`autre part, il nous faut avoir en vue la privatisation du travail des médecins dans les hôpitaux, afin de ne plus en faire des mendiants qui touchent un salaire de neuf millions de lei, le médecin doit venir faire une opération dont il connait le prix, une consultation dont il connait le prix, les tarifs étant fixés par la Caisse de santé, en rendant ainsi la dignité à cette profession. Donc, je ne vise pas seulement les licenciements, mais je ne les exclue pas, au contraire, je pense qu`il faut les continuer afin de parvenir à cet Etat souple. L`introduction de l`informatisation dans la relation avec le citoyen et avec les firmes, également doit également conduire à la délivrance de main d`œuvre dans l`appareil budgétaire. Ne parlons plus du Ministère de l`Administration et de l`Intérieur où déjà la capacité de nombre de communautés locales peut garantir la sécurité ordinaire du citoyen.
Là, je voudrais faire une mention pour M. le ministre Igas. Pourriez-vous faire quelque chose concernant ceux qui m`ont proposé de décorer les deux hauts fonctionnaires? Oui ? N`y a-t-il pas un circuit pour aviser la proposition de décorer ? S`il a proposé, il n`a pas obtenu certaines signatures de certains compartiments » Tout simplement c`est lui seul qui a écrit les propositions ? Alors, pourquoi y a-t-il tant de personnes au Ministère ?
Je vous fais part aussi d`une observation pratique, suite aux discussions que j`ai eues avec différents maires. Je reviens, en fait, à une question concernant les retards dans l`implantations des projets paneuropéens dans les administrations locales. Il faut savoir qu`au-delà d`une certaine lenteur dont ils font preuve, due aussi au fait que l`approbation du projet arrive et ils n`ont pas élaboré encore le cahier de charges, il s`agit du temps trop long pour l`obtention des avis même des ministères que vous conduisez. Il y en a qui attendent 6, 7, 8 mois. J`ai expliqué à une autre reprise ce sujet au sein du Gouvernement et il n`y a pas d`améliorations consistantes. Je vous prie de trouver une formule en sorte qu`en maximum 30 jours le projet respectif puisse circuler parce que notre grade d`absorption est tellement réduit, que nous ne pouvons plus nous permettre de retarder.
Et il y a aussi un autre aspect : on accorde des avances qui sont dépensés pour d`autres facéties et lorsque le constructeur qui a contracté – par exemple, un constructeur de routes départementale, ou n`importe quelle construction, doit être payé, le payement est retardé, la facture aussi est retardée, Il faudrait faire en sorte que l`argent contracté pour le payement d`une certaine construction soit utilisé strictement à cet effet.
Pour ce qui concerne les hôpitaux, je voudrais attirer l`attention aussi sur un autre aspect. On a payé des arriérés, M. le ministre Ialomitianu, M. le ministre Cseke. Les hôpitaux on commencé tout de suite à créer de nouveaux arriérés. Je pense que pour les managers d`hôpitaux est valable aussi la loi pénale. Nous ne pouvons plus perpétuer cette impassibilité dans le respect des budgets. Dans six mois nous aurons encore la discussion concernant les arriérés des hôpitaux et alors le Gouvernement ne pourra plus intervenir parc que nous ne pouvons pas déséquilibrer le budget chaque année par ce que les managers des hôpitaux n`ont aucun respect pour la Loi des finances publiques.
Voilà donc les quelques observations que j`avais à faire. Si vous avez quelque chose à me demander je suis à votre disposition, sinon, je vous quitte.je remercie les médias, je n`ai plus rien à dire, donc j`ai tout ce que j`avais à dire devant vous, il n`y a pas place pour les spéculations. Vous aurez un grand problème, vous ne pourrez plus émettre aucune spéculation.
M. Emil Boc: je vous remercie d`avoir accepté cette invitation, nous comptons aussi en 2011, sur le partenariat institutionnel avec l`institution présidentielle. Remarquez qu`ensemble nous avons pu réaliser les réformes les plus importantes de l`Etat de ces 20 dernières années, que ce soit la Loi de la salarisation, la Loi des retraites, des quatre codes judiciaires ou de la Loi accélérant les procès judiciaires, des lois qui ont changé et changeront la Justice en Roumanie. Et, pour ce qui concerne les priorités législatives une partie d`entre elles, dont celles que vous venez de mentionner, se retrouvent même sur l`ordre du jour de cette séance.
Et j`aurais encore une seule mention, concernant l`accord avec les organismes internationaux, selon les données préliminaires que nous avons du Ministère des Finances, la Roumanie a achevé l`année 2010 avec un déficit budgétaire préliminaire de 6,58%, donc, en-dessous de 6,8% le déficit agréé et la cible des arriérés a été respectée ce qui nous rend très optimistes (…). Mais nous sommes parvenus à nous encadrer dans les cibles fixées, comme preuve que la Roumanie peut être correcte dans la respect des engagements qu`elle a pris, ce qui ouvre une nouvelle opportunité pour les futurs accords que nous allons conclure.
Pour ce qui concerne les investissements, le plus grand succès que nous avons eu à la suite de la négociation, avec vous, avec le Fonds fut que cette année nous pouvons avoir, les 6 premiers mois de l`année, l`argent pour les investissements. Cela permettra à ce que l`argent dont vous avez parlé, qui attend dans les banques internationales, puisse entrer dans l`économie roumaine, en créant la possibilité d`agrandir l`espace fiscal nécessaire au budget, c`est pourquoi, à l`ordre du jour de notre séance il y a aussi le sujet concernant les investissements publics, priorité majeure de 2011 et l`utilisation efficace et transparente de l`argent public. .
Je vous remercie, Monsieur le Président, pour votre présence.
