Thème: Lundi, le 15 avril 2013

Le Premier ministre Victor Ponta: Nous prendrons quelques-uns des amendements proposés au Projet de loi sur la restitution des propriétés confisquées abusivement sous le régime communiste, pour lequel nous engageons notre responsabilité au Parlement

Point de presse du Premier ministre Victor Ponta, après avoir participé aux réunions avec les groupes parlementaires de l`USL et des minorités nationales


M. Victor Ponta: J`ai présenté à nos groupes USL le projet de loi pour lequel nous engagerons notre responsabilité mercredi. J`ai fourni tous les détails, que, d`ailleurs, vendredi je vous les ai présentées à vous aussi et j`espère bien qu`il y aura non seulement le soutien des groupes USL, mais aussi du groupe UDMR et aussi d`autres groupes. Je suis disposé à présenter à tout le monde, d`une manière raisonnable et sérieuse, la situation actuelle et en fin de compte, la nécessité de l`adoption de cette loi.
Question : Est-ce que vos collègues ont déposé des amendements ?
M. Victor Ponta: Oui, ils ont déposé des amendements, dont nous adopterons. L`un de nos collègues d`USL a déposé un amendement, après avoir vu, comme moi, la remarque du Conseil législatif concernant la possibilité que les cessionnaires, en fait, cachent le prix réel pour la cession et nous adopterons l`amendement qu`il a déposé afin de prévenir cette situations-là. Nous adopterons en toute bonne volonté et appliquerons tout amendement visant à garantir que la loi ne peut plus être éludée (…)
Q. : Est-ce que demain, à la réunion du Gouvernement vous discuterez aussi une ordonnance d`urgence pour des payements compensatoires aux salariés d`Oltchim ou d`autres entreprises ?
M. Victor Ponta: En premier lieu, je voudrais vous dire quelques chose, mais naturellement les bonne nouvelles ne sont plus des nouvelles ou d`informations à présenter. Les collègues d`ANAF m`ont communiqué aujourd`hui que tous les payements ont été effectués aux employés de Mechel. S`ils n`avaient pas été faits, cela aurait été vite remarqué. Le fait que la situation a été finalisée n`est plus une nouvelle à présenter. De même, demain, M. le ministre Vosganian présentera un projet de l`Ordonnance, mais je n`en connais pas le contenu, le point de vue du Ministère des Finances, en premier lieu et du Ministère de la Justice, mais évidemment, continuons ce que nous sommes engagés à faire. .
Q. : Il s`agit des salaires compensatoires ?
Victor Ponta: Mais il ne s`agit pas seulement d`Oltchim, mais de la disposition antérieure, expirée le 31 décembre, concernant en général les salaires compensatoires pour différentes branches industrielles.
Q. : Reporter: Quand commencera l`investissement de Daimler en Roumanie?
M. Victor Ponta: je ne sais pas de quoi vous parlez, mais j`apprécie votre piège.
Q. : Un de ces derniers jours vous avez commenté une proposition de M. Cernea concernant les églises, mais il n`a pas présenté d`autres propositions...
M. Victor Ponta: Justement, moi je n`y ai pas fait de commentaire.
Q. : il a fait une proposition assez controversée ce week-end, il y a eu aussi une réaction dure de M. Hasotti. Et je voudrais savoir si vous ou M. Antonescu, vous avez un commentaire à y faire. .
M. Victor Ponta: Non, c`est une proposition personnelle, individuelle de M. Cernea, en tant que député, on n`en a pas discuté au sein de l`USL. D`autre part, lorsque j`avais soutenu M. Cernea à devenir parlementaire, membre du Parti des Verts, je connaissais ses opinions et je ne suis ni choqué ni pudibond pour ce cas, je tiens compte seulement de la possibilité de la société roumaine de débattre des sujets qui, dans d`autres pays sont débattus et adoptés. A l`heure actuelle, naturellement on ne peut pas discuter d`un soutien politique pour ce genre de propositions, mais je ne vous cache pas le fait que je pense qu`il est bien que quelqu`un a au moins le courage de poser ce problème. Je répète, si vous regardez ce qui se passe dans d`autres pays - et je parle de pays civilisés – le dé bat à ce sujet est beaucoup moins passionnelle. Je ne savais pas que le siège de la moralité se trouve en Roumanie et que nous ne pouvons même pas discuter certains sujets que d`autres ont finalisés du point de vue législatif. Il nj`a pas donc le soutien de l`USL, mais, de mon de vue, je ne participerai absolument pas à la lapidation de M. Cernea pour ces idées (…)
Q. : M. Nastase a écrit sur son blogue qu`il aurait voulu vous voir faire moins de visites au CSM et davantage dans les fabriques et usines. Je l`ai cité.
M. Victor Ponta: C`est une observation avec laquelle je suis totalement d`accord. Moi non plus je ne veux plus aller au CSM et d`ailleurs je ne le ferai plus, car à compter d`aujourd`hui nous aurons un autre ministre à se charger de cette mission difficile d`y aller, et non pas simplement de faire de visite, mais de participer activement aux réunions du CSM. . Deuxièmement, au sujet des fabriques, je m`y déplacerai et je soutiendrai les investissements s`il y en a, des investissements effectifs, à propos de différents pièges, des investissements sérieux, qui se développent, comme Exxon, Petrom, Pirelli, Renault – j`espère bien que le patronat et les salariés y trouveront une entente amiable, sinon les choses peuvent prendre une mauvaise direction. Tous les autres investissements faits en Roumanie nous les encourageons, en premier lieu par l`attention que nous leur attachons et par le mode moins bureaucratique de notre collaboration.
Q. : M. le ministre de l`Economie disait que cette semaine commenceront des privatisations. Pouvez vous nous dire quelles compagnies seront les premières à être privatisées ?
M. Victor Ponta: Non, je ne sais pas ce que voulait dire M. Vosganian. .
Q. : Il a donnait quelques exemples...
M. Victor Ponta: C`est possible. Ce que je sais, moi, c`est qu`il y a, comme vous savez, deux procédures extrêmement importantes pour la Roumanie, pour nos accords internationaux , celui qui concerne la Transgaz , le listage de Transgaz et les nouvelles seront de bonnes nouvelles quand la procédure sera finalisée et l`on vous fournira tous les détails ; il y a aussi la CFR Marfă, domaine auquel je fais maintenant une confiance totale, car M. Fenechiu met en œuvre toutes les procédures d`une manière très transparente. Si quelqu`un de l`opposition ou des médias veut savoir tout sur l`avancement de la privatisation de CFR Marfă, M. Fenechiu met tout à disposition tant lui que son consultant – une compagnie internationale. Donc, un journaliste, oui, peut bien crier à la télévision qu`il serait possible d`obtenir 3 milliards pour cette compagnie. Mais tout comme à Oltchim, il faut tenir compte que la CFR Marfa a 800 millions ou des centaines de millions d`euros de dettes. Il est à rappeler qu`en 2008 ni CFR Marfa ni Oltchim n`avaient pas de dettes et en 2012 les dettes des deux compagnies constituent une partie importante des dettes de la Roumanie. Donc il faut faire attentions, quand on privatise une société et que l`on veut en parler sérieusement, il faut parler aussi du passif, non seulement de l`actif, mais je répète, M. Fenechiu et le consultant metten à la disposition de tous ceux qui sont intéressés toutes les données relatives à ce processus de privatisation et toute discussion, en général, sans aborder des données concrètes, que l`on peut facilement obtenir de M. Fenechiu, est une discussion démagogique.
Q. : Est-ce que vous maintenez votre point de vue que, dans le cas d`un éventuel échec de cette privatisation de la CFR Marfa, M. Fenechiu payera de sa fonction ?
M. Victor Ponta: Mais c`est en engagement en liaison avec deux aspects très importants, CFR Marfă et le Programme opérationnel sectoriel de Transport et M. Fenechiu est un oliticien qui sait très bien quelles sont ses responsabilités. A l`heure actuelle, je n`ai rein à lui reprocher, au contraire, je pense que les choses sont allées bien dans les deux directions. Naturellement, nous attendons les résultats. Et je vous dis encore une chose : lorsque nous parlons de quelques milliards d`euros, du POS Transports, et lorsque nous parlons encore en total, dettes et ce que nous obtenons, des milliards d`euros pour la CFR Marfa, ce sont des opérations beaucoup plus importantes y compris qu`un poste de ministre ou d`un gouvernement, il s`agit d`aspects importants pour le pays. Donc, je souhaite qu`il réussisse, ne vous imaginez pas que je voudrais qu`il ait un insuccès, pour rendre coupable M. Fenechiu. Pas question !
Q. : Est-ce que Gouvernement, le ministre des Fiances ont trouvé des sources budgétaires supplémentaires pour couvrir les pertes que vous réclamez ?
M. Victor Ponta: Non. J`ai eu aujourd`hui encore une discussion avec le vice-Premier ministre Oprea et avec les deux MM ministres, M. Dusa et M. Stroie concernant les 18.000 personnes dont les pensions ont été diminuées par le calcul des pensions militaires. La somme mensuelle serait d`environ 8 millions de lei. Pour le moment, nous n`avons pas trouvé de source. On pourrait probablement trouver une solution par l`ajustement dans le cadre du budget des pensions de chaque ministère et demain on en discutera de nouveau dans le cadre de la réunion du Gouvernement. Ce qui est important c`est que avons la volonté de résoudre le problème des 18.000 pensionnaires militaires, dont 9.000 sont de l`Armée les autres du Ministère de l`Intérieur et des services de renseignements.
Q. : Est-ce que maintenant la taxe de solidarité est un sujet fermé pour ... ?
M. Victor Ponta: A l`heure actuelle, avant de prendre une autre décision, il n`y aura pas de telle taxe.
Q. : Mais, est-ce que M. le ministre des Finances n`a pas apporté une autre solution concrète ?
M. Victor Ponta: Quand aurait-il pu le faire ? C`est demain que nous aurons la réunion de gouvernement.
Q. : Au sujet du rapport du Corps de contrôle concernant la RATB, quelle sera la suite, les jours à venir... ?
M. Victor Ponta: Ce fut un coup de main que nous avons donné au maire général et au nouveau Conseil général, à part le fait que là où l`on a transgressé la loi pénale, je m`attends à ce qu`il y ait des sanctions , que l`agent soit récupéré de ceux qui ont conduit la RATB et ainsi, dans le futur, tant le Conseil général, que le maire général, puissent savoir, sur la base des résultats de ce Rapport, comment on peut prendre des mesures afin que ce qui s`est passé ne se passe plus jamais.